L’aventure Heiva I San Francisco 2019

Heiva I San Francisco 2019

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La genèse

L’aventure a vu le jour suite à une longue discussion riche et intéressante avec auntie Elle. Nous échangions nos idées et nos visions sur l’amour que nous avions pour notre belle culture et la manière de la promouvoir d’une manière la plus juste et complète possible. Cette première édition du Heiva I San Francisco est le fruit d’une mure réflexion. Il a fallu laisser le temps au temps pour que l’organisation se concrétise. San Francisco est une ville d’Arts et de Culture cosmopolite, lieu idéal pour accueillir un tel événement. Nous ne pouvions qu’apporter notre soutien à une telle démarche. Au fil de nos échanges, nous avons convenu avec aunty Elle que ce sera un honneur de pouvoir être les premiers photographes de Tahiti à couvrir un Heiva à l’extérieur de nos frontières avec notre regard expert. C’est donc avec grand plaisir que nous avons répondu présent avec Cindie pour leur apporter notre soutien.

La recherche de sponsors et promotion

A cet instant là, nous n’avions aucune idée de la manière que nous devons nous y prendre et les démarches à réaliser pour la réussite de ce projet. Rapidement, nos cerveaux bouillonnent et pondent une liste des tâches à accomplir. Nous avons sollicité de l’aide auprès des compagnies aériennes et médias pour nous soutenir. 3 partenaires ont répondu présent : Nemenzo Te Fare, French Bee et Polynesie 1ère, le projet a pu se concrétiser. Nous les remercions pour leur confiance et leur soutien. Parallèlement, nous avons récolté et compilé le maximum d’informations que nous pouvons pour les communiquer via nos sites et pages afin de dresser un tableau le plus complet possible de cette première édition du Heiva I San Francisco via un article.

Le départ

Parents de 2 enfants et famille d’accueil pour toutous. Il a fallu que nous nous organisons de ce côté. Merci maman, Poux et Misaki d’avoir garder nos adorables canailles !!! Les valises ont été préparés à la dernière minute la veille avec l’essentiel et quelques heures de sommeil plus tard, nous voilà à l’aéroport en train d’enregistrer nos bagages. Nous croisons Hinatea, Steeve et Goenda, membres du jury dans la salle d’embarquement que nous saluons avant d’aller profiter de quelques minutes supplémentaires de repos. Nous avons eu l’agréable surprise de voyager en classe Eco+ à l’aller et en classe Premium au retour. Merci à French Bee pour cette attention particulière.

Le vol

Le vol fut agréable et se déroula sans encombres. Les hôtesses de l’air étaient accueillantes et prenaient le temps pour expliquer le fonctionnement des différents services et disposaient de beaucoup de patience. Nous n’avons pas vu le temps passé entre les repas et le film. Première du genre, grâce aux caméras embarqués, nous avons pu suivre en direct l’atterrissage sur San Francisco !!

Une arrivée tumultueuse

Cela ne pouvait m’arriver qu’à moi. Retenu par les customs à l’arrivée. Il a fallu une patience folle (3 heures pour être exactes) pour leur expliquer que nous venons en tant qu’amis pour le Heiva I San Francisco et que nous sommes bénévoles. Mais tout se finit bien avec un gros stress pour mon Amour. Merci à Nene d’avoir contribuer à ma libération !!! Merci pour votre accueil fleuri avec oncle Ken, on se croirait au fenua !!! et merci pour la carte. Et une pensée à nos membres du jury qui se sont inquiétés de mon sort (Goenda, Steeve et Hinatea)

Rencontre avec le comité franco-américain

Nous avons pu prendre contact avec le comité franco-américain et leur représentant nous ont fait l’honneur de venir assister au Heiva I San Francisco. Ce fut une joie de savoir qu’une si grosse communauté française vive à San Francisco. Ils célèbrent annuellement la Bastille Day.

Les visites de San Francisco

La première journée fut assez chargé. Profiter du piano de l’hôtel avec Cindie en chant, le concierge a adoré. Puis Eric nous récupéra et avec les membres du jury, nous avons découvert la ville de San Francisco avec le Cable car, le sandwich au homard du fisherman whalf sous l’œil des mouettes qui n’hésitaient pas à venir demander leur part sans peur. Une petite visite du Japantown avec Cindie avant le dîner au Yakini où un repas copieux nous attendait à la façon coréenne : cuisson des viandes sur une plaque chauffante et liqueur à la pêche ont fait sensation. Le soir, après le briefing par Nene concernant le déroulé de la journée du Heiva I San Francisco, une mise au point des membres du jury sur la cérémonie du rahiri a eu lieu. Nous nous sommes éclipser avec Cindi durant la nuit du côté du pont de San Francisco en amoureux où nous avons eu une rencontre improbable avec un raton laveur qui faisait les poubelles. Le Golden Bridge était masqué petit à petit par un brouillard qui se levait. Nous avons fait une halte au Palace des fine arts où nous avons profité de la beauté de ce monument avant de faire une longue marche tout le long de Lombard Street pour retourner à notre hôtel. L’épuisement et le sommeil nous envahie alors.

La cérémonie du Rahiri

Comme à chaque début, la cérémonie du Rahiri a permis aux représentants soloistes et des groupes de se présenter devant le jury. Steeve, lancé dans son ‘Orero, pendant que Hinatea dansa.

Le Rahiri est une cérémonie ancestrale organisée traditionnellement en prélude d’événements importants. L’ensemble des représentants des groupes qui participent aux concours et le jury se réunissent pour sceller l’engagement du respect mutuel. Chaque participant porte une feuille de fougère qu’il dépose au sol, symbole de paix et de sérénité, quels que soient les résultats

Steeve REA et Hinatea COLOMBANI durant la cérémonie du Rahiri

La compétition

Les séries de prestations de 1:30 à 2:00 s’enchaînèrent sur des musiques complètement improvisés permettait de départager nos les danseurs(e)s. Comme selon une grille de notation basée sur plusieurs critères bien définis : l’entrée, le costume/thème, la chorégraphie, l’exécution des pas de bases, la sortie. Les passages des soloistes furent entrecoupé par les prestations des danseur(e)s qui concourraient pour le titre de Supreme dancer. Compétition à laquelle ne pouvait participer que les danseur(e)s ayant obtenu un titre dans une compétition internationale. Pour elles, elles devaient rédiger la présentation de leur thème (tumu parau) et le jury accordait une importance force à ce que l’improvisation des gestes correspondent à leur thème ainsi que leur costume. Tout cela en comptant sur une variété de pas conséquente pour démontrer tout leur talent.

Nemenzo Te Fare, le jury et les animateurs

Tout s’est enchaîne rapidement avec la présence d’animateurs vedettes qui ont l’habitude dans l’animation d’événement tels que Big John, Millie Aranda et Arthur Refuerzo. pour maintenir la salle en éveil sous les cris des supporters !

L’orchestre familial qui a accompagné les danseurs durant toute la journée

Dans la catégorie Mehura, nous avons vu se présenter sur la scène du Masonic Center 2 groupes, Da Island Way dans la catégorie Hura Tau et Hura Atua Nui dans la catégorie Hura Ava Tau. Même seul dans leur catégorie, ce fut une explosion de joie qui se projetait des visages de ces danseuses qui ont préparé ce concours avec sérieux en passant des heures à parfaire leur chorégraphie et leurs robes tout en gardant une harmonie et une synchronisation parfaite.

Pendant toute la compétition, une partie de l’équipe NzOCreW s’acharne à comptabiliser les points le plus rapidement possible pour que les classements tombent tandis que l’autre se chargeait de s’occuper des participants. Nous les croisons dans tous les recoins, chacun dans sa/ses tâches sous la direction de aunty Elle et Nene qui veillaient au grain.

Les résultats

5-8 Tamahine General 
1- Amaiya Guillermo from Manuia : Highest winning Tamahine Ages 5-8
2- Madison Catangay from Rahiti
3- Ayrianna Denzon from Da Island Way
3- Malia Hitiana from Hui Tarava 

5-8 Tamahine Advance
1- Aliya Cisneros from Da Island Way
2- Tehya Contreras from Vai Hau Nui
3- Isabella Aguilar from Manuia 

5-8 Tamaroa Advance
1- Ram Aiden Eusantos from Remie Aranda
 
9-12 Tamahine General 
1- Kaya Arenal from Te Mana O Te Ra
2- Malaya Stockton from Da Island Way
3- Taimane Pisimata from Te Mana O Te Ra
 
9-12 Tamahine Advance 
1- Kalea Minabe from Te Rahiti nui 
2- Isabella Salangsang from Otahi MĀRAMA
3- Isabella Mercado from Te Rahiti Nui 

9-12 Tamaroa Advance 
1- Xian Eriel Eusantos from Remie Aranda 

13-18 Vahine General
1- FaithAnn Mapanao from Hura Atua Nui
2- Noelani Trelles from Da Island Way
3- Therese Moira Eusantos from Rahiti 

13-18 Vahine Advance
1- Jeneiah Ignacio Soy from Hiva Katoa
2- Keilani Fernandez from Te Rahiti Nui
3- Nevaeh Angel Escario from Vai Hau Nui 

13-18 Tane Advance
1- Elija Liaiga from Remie Aranda 

19-25 Vahine General
1- Pearly Shell Aranda from Hura Atua Nui
2- Gina Mitchell from Ecole De Danse Matahani
3- Alexia Galan from Da Island Way 

19-25 Vahine Advance
1- Charlize Lela Escario from Vai Hau Nui
2- Chickie Polanco from Te Pura O Te Rahura’a
3- Jacquelyn Jacinto from Manuia 
4- Angelee Nicole Caparas from Te Orama 

19-25 Tane Advance
1- Sammy Rodrigo from Hiva Nui 

26-35 Vahine General
1- Charena Branscum from Tamali'i Polynesian Dance
2- Ruthlyn Jordan from Nemenzo
3- Honeylette Barros from Hura Atua Nui 

26-35 Vahine Advance
1- Crista Yamasaki from Lei Pasifika
2- Jenna Narvaza from Hiva katoa
3- Justine Yee from Da Island Way 

36-49 Vahine General
1- Murjani Lucas from Nemenzo Te Fare
2- Janice Placido from Nemenzo Te Fare 

36-49 Vahine Advance
1- Auntie Mel Esguerra from Independent
2- Jennifer Untalan from Hitia O Te Ra
3- Jane Alvarado from Da Island Way 

50+ Vahine General
1- Elise Abramson from Tamalii
2- Arlene Vicencio from Nemenzo 

50+ Vahine Advance
1- Luisa San Martin from RAHITI 

Overall Vahine Soloist
Jeneiah Ignacio Soy from Hiva Katoa 

Overall Tane Soloist
Sammy Rodrigo from Hiva Nui 

Mehura - Hura Tau
Da Island Way from Concord, California 

Mehura - Hura Ava Tau
Hura Atua Nui from Milipitas, California  

Supreme winner
Isabel Pérez Hernández from Independent dancer 
Vainqueurs de la catégorie Overall Soloist
– Jeneiah Ignacio Soy from Hiva Katoa
– Sammy Rodrigo from Hiva Nui
Les 7 candidates au titre du Supreme da
nseur
Isabel Pérez Hernández : Supreme dancer

Après l’annonce des résultats, il était temps pour le Heiva I San Francisco de tirer le rideau sur cette première édition qui a vu pas moins de 120 soloistes et 2 groupes. Nous tenons à tirer notre chapeau au groupe Nemenzo Te Fare et à l’ensemble des membres de l’équipe NzOCrew qui ont assuré pour que tout se déroule au mieux. Avec quelques membres de l’équipe NzOCrew, nous nous sommes restauré ce soir là au King, pour les connaisseurs de buffet à volonté.



Dernier jour à San Francisco

une partie de la team NzOCreW

Il était temps pour nous de profiter de notre dernier jour sur San Francisco. Epuisés, nous avons pris nos batons de pellerins pour aller voir ce fameux pont : le Golden Bridge et profiter de ces instants de calme devant cette architecture magistrale. S’en suivi une course contre la montre pour nos achats dans un centre commercial. Le soir, nous avons retrouvé la famille de aunty Elle autour d’un repas familial garni de plats philippiens, pays d’origine de nos amis. C’est avec regret que nous avons du prendre congé. Le séjour fut très speed. Nous reviendrons sans doute, mais avec un planning plus light !!!
Nous tenons à remercier vraiment aunty Elle et toute sa famille pour cette expérience inoubliable que nous avons pu vivre. Nous regrettons de n’avoir pas pu passer plus de temps ensemble. Ce n’est que partie remise.

Et un dernier merci à la compagnie French Bee qui nous a permis de vivre cette expérience !

Les grands costumes traditionnels du Heiva I Tahiti 2019

Pour cette nouvelle édition (la 4ème débuté en 2016), de la photo de mémoire des grands costumes traditionnels du Heiva I Tahiti 2019 regroupant un danseur et une danseuse de chaque groupe ayant participé au Heiva I Tahiti. Cela met en avant une partie de l’ensemble du travail titanesque fourni par les costumier(e)s et danseur(e)s de chaque groupe  dans la conception et la réalisation de ces magnifique costumes qui ne seront portés que le temps d’une danse. Ces costumes qui nécessitent tant d’heures et de nuits blanches pour voir le jour sont des véritables chefs d’œuvres sortis de la tête de leurs créateurs.

Cette séance se veut chaque année un moment de partage et d’échanges en permettant à chacun des participants de voir de près le travail des autres.

Chaque année, on tente de préparer au mieux cette séance avec ses imprévus. A défaut d’avoir pu réaliser un petit clip de l’événement (cela n’est que partie remise), j’ai pu échangé avec chacun et apprendre à vous connaitre et on ne peut que vous féliciter pour votre engagement et votre amour pour notre pays au travers de la danse et du Heiva. Comme chaque année, le challenge est de composer la meilleure photo. Défi réussi au vu de la photo finale.

21, c’est le nombre de danseur(e)s que nous remercions chaleureusement d’avoir répondu présent à l’appel malgré leur programme chargé en cette fin de Heiva où certains avaient eu leur spectacle la veille et d’autres devaient se produire le soir même (avec l’aval des chefs de groupe que nous remercions). Merci pour votre patience et votre conduite qui nous ont largement contribué à la réussite de cette séance.

 

Vous retrouverez l’article plus détaillé de Cindie ici

Une petite pensée à Heihere et Heikura Nui qui n’ont pu être présent pour la séance à cause d’imprévus de dernière minute, on vous remercie, ce sera pour la prochaine !

Je n’étais pas derrière l’appareil photo cette année donc je vous rapporte ici simplement les clichés de Duo de cette séance. Pour le reste je vous renvoie à l’article de Cindie ici

Cette fois-ci, nous avons comptabilisé 11 danseurs et 10 danseuses qui ont accepté de nous suivre dans cette aventure :

      • Oihao et Heimana de Hura Mai
      • Hinarii et Aroma de Te Pare O Tahiti Aea
      • Hina et Matahi de Tamari’i Mataiea
      • Meyli et Teraimata de Toahiva
      • Tepua et Tetoarii de Hitireva
      • Maniley et Kevin de O Punaauia
      • Poeiti et Temauiarii de Teva I Tai
      • Hitirere et Moise de Tere Ori
      • Michel de Temaeva
      • Tepoe et Manutea de Pupu Tuha’a Pae
      • Vatina et Terai de O Tahiti E

Pour ma part, je tiens à remercier tous les chefs de groupe qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de ce projet par leur investissement et autorisation, je leur remercie pour leur confiance renouvelée année après année.

Ce fut encore une fois sur le fil mais on l’a fait avec chouchou d’amour ! Quelle joie de pouvoir de continuer à contribuer à notre petite échelle à la préservation d’un bout de notre culture avec toi. Merci mon cœur. Et pour le public qui nous suit, on vous dit à bientôt pour la suite de nos aventures. De belles surprises en perspective. Mais commençons déjà par la première édition du Heiva I San Francisco avec nos partenaires Nemenzo Te Fare, French Bee et Polynésie 1ère !

 

> Lire l’article : Les Grands Costumes Traditionnels du Heiva 2016
> Lire l’article : Les Grands Costumes Traditionnels du Heiva 2017
> Lire l’article : Les Grands Costumes Traditionnels du Heiva 2018

Heiva I San Francisco – Organisateur Nemenzo Te Fare

Nemenzo, l’organisateur de cette première édition du Heiva I San Francisco, est un acteur majeur aux Etat-Unis du rayonnement de notre culture au travers de la musique et de la danse depuis plusieurs décennies maintenant. Je vous invite à les découvrir au travers de cet interview.

Elizabeth Nemenzo Bertumen et Magdalena «Nene» sont co-directrices de Nemenzo. C’est un groupe familial basé à San Francisco, Californie depuis 1996. Nemenzo est notre nom de famille et Te Fare a été ajouté pour représenter les différentes portes des «chambres» de la maison offrant divers services de danse, musique et événements d’inspiration tahitienne.

Notre famille est d’origine philippine. J’ai été attirée par la culture polynésienne comme un enfant incité par mes parents et ayant des camarades de jeu et des amis hawaïens dans notre voisinage. Il est difficile de dire pourquoi on est attiré par une certaine culture autre que la leur, mais il semble que l’attrait de la culture polynésienne soit indéniable.

Ma soeur Ofelia Nemenzo avait un petit groupe polynésien avec sa fille Nene Nemenzo comme élève et enseignante et maintenant co-directrice de Nemenzo. À l’époque, j’ai été témoin d’un danseur exécutant un simple hula qui a eu un effet profond sur moi avec l’uti￾lisation de ses mains et du corps comme une extension et en harmonie avec les mots et la musique de la chanson.

Nous sommes reconnaissants et honorés à ce jour d’avoir assister à tous les Farereira’a organisé par le légendaire Coco Hotahota depuis le premier événement qui a eu lieu à Vaitupa, Faa’a en 2004. C’est notre 6ème voyage à Tahiti. C’est une tradition pour Nemenzo d’emmener leurs membres et leurs groupes invités pour assister au Heiva et participer aux festivités. L’expérience a non seulement créé des amitiés durables avec les gens, mais a approfondi leur lien avec la culture qu’ils ont appris à adopter.

Nos 22 ans de danse et de musique tahitienne n’en sont qu’à leurs balbutiements par rapport à tant d’autres groupes, mais nous avons choisi de nous concentrer davantage sur l’éducation, la promotion et l’exposition
de la culture tahitienne pour la communauté et à plus grande échelle. Nous continuons d’avoir des cours comme nous l’avons fait par le passé, mais avec de nouveaux projets à l’horizon. Nemenzo est en train de produire le 1er Heiva I San Francisco en 2019. La danse et la musique feront l’objet d’autres activités d’inspiration tahitienne. San Francisco est une ville emblématique pleine de diversité et riche en histoire, mais curieuse￾ment n’a pas de représentation notable de la culture ou de l’organisation tahitienne. Ce sera une introduction dynamique pour que la culture tahitienne soit toujours présente à San Francisco et pour ceux qui sont attirés par la ville par la baie.

Notre message ne vient pas seulement de nos spectacles mais de notre retour à Tahiti pendant toutes ces années en tant que déclaration de notre engagement, de notre admiration et de notre gratitude envers le peuple tahitien pour partager et ouvrir ses portes à sa culture et ses traditions. Nous serons toujours des étudiants de la culture qui apporte le bonheur, la croissance, l’unité et le partage comme un héritage durable pour nos enfants et les générations à venir. Nous serons toujours reconnaissants à Maître Coco Hotahota de partager sa culture et de combler le fossé entre nos deux pays.

Heiva I San Francisco 2019

1- Date, lieu, programme et inscriptions

La première édition du Heiva I San Francisco se déroulera la journée du

Samedi 17 août 2019

au SCOTTISH RITE MASONIC CENTER, 2850 19TH AVENUE, SAN FRANCISCO, CA. 94132.  

Les inscriptions se font en ligne sur le site : www.heivaisanfrancisco.org et sont ouverts à tous les passionnés de Ori Tahiti !

La ville de San Francisco a un beau paysage naturel avec un mélange urbain et moderne. C’est également la plaque tournante de l’innovation, de la diversité ethnique et des arts multiculturels. Le Heiva I San Francisco souhaite mettre en valeur le talent de tous les participants, qu’il s’agisse d’un soliste ou d’un groupe, pour le plaisir et l’appréciation de tous, pour leurs efforts, leurs compétences et leurs créativités infinies. Tout le monde vient de différents niveaux d’expertise et de style. Le rôle du Heiva I San Francisco est de fournir une scène aux artistes pour qu’ils apportent leur propre contribution sur la scène.

Programme du Heiva I San Francisco 17 août 2019

Participants au concours Mehura :
– Hura Atua Nui : https://www.facebook.com/hura.atuanui
– Da Island Way : https://www.facebook.com/daislandway

Les animateurs du Heiva I San Francisco 2019 seront : BiggJohn, Millie Aranda et Arthur Refuerzo.

BiggJohn est une figure bien connue de la région de la Baie pour son flare mettant en scène divers rassemblements et plus particulièrement des événements polynésiens depuis 1988. BiggJohn continue son travail en divertissant tout en gardant son auditoire captif et concentré sur le spectacle à portée de main. Il est associé au légendaire groupe de rock latino Dakila et Da Island Way.

Millie Arand, née à San Franciscain, Millie a une longue histoire en danse polynésienne depuis 1984. Très tôt, elle a formé un groupe de divertissement familial conçu pour partager les danses et la musique de la Polynésie tout en participant à des compétitions et en se produisant dans le monde entier pour diverses lignes de croisières. Millie a transmis sa passion pour la culture à ses filles Remie et Jamie et a créé leur groupe primé, Rahiti, basé à South San Francisco. Le groupe est actif dans les affaires de la communauté locale, ainsi que dans les compétitions tahitiennes et les événements polynésiens. Un ami de longue date depuis notre retour, nous accueillons Millie en tant que notre maître de cérémonie.

Arthur Refuerzo, vient de la région de la baie. Il est un passionné de santé physique et un défenseur de causes humanitaires. Un nouveau venu dans le monde du Ori Tahiti, Arthur a été exposé à la culture en tant qu’observateur à l’un des cours de danse de Nemenzo l’an dernier. Il a rejoint le voyage de Nemenzo au Heiva I Tahiti en 2018 et est revenu désireux d’apprendre le tambourin et le costumier tahitien et poursuit son intérêt pour la culture. Nous souhaitons la bienvenue à Arthur en tant que co-animateur

2- Organisateur : Nemenzo Te Fare

En tant que natifs de San Francisco, le groupe Nemenzo Te Fare souhaite que la culture tahitienne occupe une place importante dans leur ville. Ainsi né la première édition du Heiva I San Francisco.

Elizabeth Nemenzo BERTUMEN (aunty Elle) :

« Dans les années 80, en tant que groupe familial, les ressources consacrées à la culture tahitienne étaient très limitées. Nous étions également des novices de la culture et n’étions pas en mesure d’organiser un événement tel qu’un concours ou un Heiva. J’ai la conviction que le Farereira’a de Coco HOTAHOTA a joué un rôle déterminant et nous a ouvert les portes de Tahiti et de sa culture. C’était la première visite de notre groupe en 2004 et nous étions à la dernière édition en 2018. Entretemps, les échanges culturels sont devenus de plus en plus fréquents. Et au cours des années, nous nous sommes perfectionnés en participant aux compétitions locales et internationales, notamment au Japon, au Mexique, à Hawaii, à Tahiti et partout aux États-Unis, ce qui nous a valu notre juste part de récompenses. Ma nièce Magdalena «Nene» Nemenzo (directrice actuelle) a obtenu son diplôme du Conservatoire d’Art de Polynésie Française, Te Fare Upa Rau, en 2014, et a achevé les 6 niveaux requis. Elle est l’une des 5 premiers diplômés internationaux du Conservatoire. Pour ces raisons, nous avons tenu des événements mineurs qui nous ont mené cette année à la première édition du Heiva I San Francisco, aidé par notre ami Heimanu Tehahe. »

3- Le jury

Le Jury est composé de 4 membres :

  • Hinatea COLOMBANI, responsable du centre culturel Arioi
  • Tiana N. LIUFAU, directrice artistique du groupe Nonosina
  • Matatini MOU, professeur de l’école de danse Aratoa sous la direction de Kehaulani CHANQUY du groupe Hitireva
  • Steeve REEA, responsable de Tahiti Choir School

4- Les compétitions

Il y a 2 types de compétitions : Solo et Groupe.

Solo :

Il y a 7 catégories définies selon la tranche d’âge des solistes en Tamahine/Vahine et Tamaroa/Tane : 5-8 ans, 9-12 ans, 13-18 ans, 19-25 ans, 26-35 ans, 36-49 ans, +50 ans.

La catégorie « Premier Soloist » est quant à elle réservée aux élites, c’est-à-dire ceux et celles qui sont arrivés 1er dans n’importe quelle compétition mondiale durant les trois dernières années et âgés de 16 ans et plus.

En groupe :

Deux choix possibles pour les groupes amateurs en « Hura Ava Tau » et les groupes professionnels en « Hura Tau » :

  • participer au concours  « FULL » en présentant un spectacle continu de 15 à 30 minutes avec au minimum 2 types de danse obligatoires
  • participer au concours « SINGLE » en choisissant la catégorie pour laquelle on souhaite concourir : ote’a, ‘aparima, mehura ou orchestre.

5- Notre engagement

Après 10 années au service du Ori Tahiti au travers de nos photographies, nous avons décidé de nous engager et de participer à des événements qui se déroulent à l’étranger. Toujours dans le cadre de la promotion de la culture tahitienne, nous apportons notre soutien aux divers projets auxquels nous croyons afin de faire rayonner notre culture de manière plus profonde.

C’est pourquoi nous avons répondu favorablement à la sollicitation du groupe Nemenzo Te Fare en tant que photographes officiels pour cette première édition du Heiva I San Francisco. Nous serons les premiers photographes de Tahiti à participer à un événement culturel d’une telle envergure à l’étranger.

Nous tenons à remercier les équipes de Polynésie Première de nous suivre dans cette aventure et au groupe Nemenzo Te Fare, spécialement à Elizabeth Nemenzo BERTUMEN, pour leur partenariat et confiance. Nous reviendrons vers vous avec un reportage écrit au travers de nos sites.

Nous sommes actuellement toujours à la recherche de sponsors qui puissent nous venir en aide pour financer nos billets d’avion, n’hésitez pas à nous contacter par mail à lifeislove@hotmail.fr ou par téléphone au 87 76 25 56 (Fabien).

6- Nos partenaires

1- Sollicitation du groupe Nemenzo Te Fare pour être leur photographe officiel et devenir les premiers photographes locaux à soutenir et participer à un événement culturel majeur en dehors de nos îles. Merci de leur confiance et hospitalité.

2- Retrouvez mon intervention dans l’émission Que du bonheur animé par Pascal à la recherche de sponsors. Merci à Polynésie 1ère pour leur soutien à notre projet.

Article web par Sandira sur le Heiva I San Francisco 2019

3- Soutien de la compagnie French Bee sans qui le projet n’aurait pu aboutir, nous tenons à les remercier du fond du cœur.

7- Les groupes représentés lors de ce Heiva I San Francisco

Otahi Marania, Elk Grove, Ca.
Makamae Melia O Polynesia, Sacramento, Ca
No Hawaiki Nui ,Huntington Beach,Ca
Hura Atua Nui, Milpitas, Ca
Da Island Way, Concord, Ca
Nemenzo, San Francisco, Ca
Te Rahiti Nui, San Diego, Ca
Isabel Perez Hernandez, Guadalajara, Mexico 
Lei Pasifika, Brooklyn, New York
Tamali’i Polynesian Dance, Seattle, Wa
Te Mana O Te Ra, Walnut Creek, Ca
Hula Mana O’Mahina, Salinas, Ca 
Sammy Montes, Guadalajara, Mexico
Manuia Polynesian Revue, Daly City, Ca
Hui Tarava, Daly City, Ca
Ecole de Danse Matahani, Concord/Pittsburgh,Ca
Hiva Katoa, La Mesa, Ca
Te Orama, Daly City, Ca
Vai Hau Nui, Vallejo, Ca
Rahiti, South San Francisco, Ca

8– Shop

Les tee shirts du Heiva I San Francisco sont disponibles en pré-commande uniquement. Toutes les tailles sont disponibles en adulte uniquement de XS à XXL au prix de $21.00. Pour les commandes, indiquez les tailles et la quantité souhaitée via PayPal nemenzosf@gmail.com ou contacter heivaisf@gmail.com

Nemenzo Te Fare lors de la dernière édition du Farereira’a en 2018 à Tahiti

Hommage aux chefs de groupe au Heiva I Tahiti

Heimoana Metua

Être chef de groupe n’est pas de tout repos, cela tout le monde le sait. Mais sait-on la masse de travail et de responsabilités qui se reposent sur son épaule ? Nombreux sont ceux qui pensent le savoir mais le vivre au quotidien est une autre affaire. Il faut concilier sa vie de famille avec sa vie professionnelle et sa vie de troupe. Sachant que les journées ne font que 24h, je vous laisse imaginer le rythme infernal au quotidien.

Tel un chef d’orchestre qui doit faire jouer ses musiciens sur la même partition durant des mois et les mener au bout. Il a, dans sa tête, le souci du détail. Il doit veiller, dans le même temps, à ne perdre aucun d’être eux et à limiter les fausses notes durant toute cette aventure qui les mène au Heiva.

Durant des mois, chaque jour, s’entremêlent dans son esprit, des inquiétudes, des listes de tâches interminables. Il se sent bien seul souvent même en étant entouré. Soutenu alors par sa moitié, ses enfants, sa famille, ses proches, encouragé, il se ressaisit et retrouve cette force pour continuer.

Combien de fois j’ai vu et entendu le ras le bol de ces maestro, leur souffrance sans rien pouvoir faire de plus que de leur expliquer que je les comprends et les soutiens. Avec du courage, de la persévérance, de la ténacité, l’amour de notre pays et de notre culture, sans oublier et surtout le soutien de leur proche, ils avancent contre vents et marées car un capitaine ne peut abandonner son navire même en cas de naufrage.

Être chef de groupe, c’est :

La gestion logistique : trouver un lieu de répétition, caler un planning de répétitions pour les danseurs, les choristes, l’orchestre, les orero et gérer les indisponibilités imprévus des lieux et des personnes, trouver les fournisseurs (jusque dans les îles) de more, de matières premières en quantité suffisante pour le costume, s’assurer de la bonne livraison et au bon moment, trouver des végétaux, étudier le règlement du concours, préparer et compléter le dossier à rendre au jury et l’audition, concevoir les décors et les accessoires. La difficulté est de s’assurer que tout rentre dans le planning et que tout soit fait au bon timing. Pour cela une bonne organisation s’impose.

La créativité : choisir son thème, faire les recherches, discuter avec l’auteur et le développer, mettre en scène le texte, composer les aparima et la musique, créer les chorégraphies et la gestuelle, concevoir les costumes, du croquis à la réalisation en passant par le choix de ce qui doit être mis tout en respectant le thème et le règlement. De plus en plus, nous voyons se développer aussi une partie communication au travers des logos et affiches spécialement créés pour l’occasion. C’est la seule partie qui permet au chef de groupe de se défouler, de s’’exprimer, de créer et de faire ce pour quoi il participe au Heiva.

La gestion humaine : gérer les absences, gérer les personnalités de chacun, faire attention à la cohésion du groupe, organiser des sorties, rassurer tous les artistes de la troupe que tout va bien se passer !

La gestion financière : il est difficile de monter au Heiva avec la seule subvention qui d’ailleurs n’arrive qu’à la fin du concours lorsque le spectacle est produit sur scène, des levées de fonds sont nécessaires alors pour remplir la caisse et il faut rechercher et innover ces levées de fonds, voir les bénévoles et les petites mains qui peuvent aider durant toute l’aventure, rencontrer des sponsors éventuels. comme m’avait dit un jour, un chef de groupe, pour monter au Heiva, on gère sa troupe comme une vraie entreprise, l’autre possibilité serait de s’appuyer sur les subventions communales.

Tout cela sera exécuté sous pression permanente. Il faut être partout à la fois et tout gérer sans montrer de signes de faiblesse.

Après cette liste exhaustive de ce que doit accomplir un chef de groupe qui monte au Heiva I Tahiti, je ne peux que leur tirer mon chapeau et leur féliciter quelque soit le groupe et le spectacle rendu sur To’ata.

Quelque que soit le nombre de personnes dont dispose un groupe, ce sont les mêmes difficultés et embuches qui se dressent sur la route qui les mène au Tahua To’ata.

Mais, à la fin de ce parcours de fou, lorsque le maestro a exécuté la note finale de sa partition sur le Tahua To’ata, il se libère, fier de ce qu’il a accompli contre vents et marées au nom de l’amour pour sa culture. A cet instant même, on oublie les douleurs, les heures de souffrances vécus pour y arriver et on profitera de cet instant présent, et on se souviendra des bons moments qu’on aura passer avec ces personnes qui ont cru en toi et t’ont suivirent jusqu’à la fin de l’aventure.

Vous comprendrez facilement après la lecture de cet article que les critiques faciles et non constructifs n’aident personne et va surtout décourager les peu de warriors qui restent dans notre pays qui continuent à œuvrer pour la promotion de notre culture avec des spectacles grandioses.

Après, je le dis même si certains ne vous l’avoueront jamais, on se repose quelques jours et tel des masos, on travaille sur le prochain spectacle. Bonne continuation à tous et Bon Heiva à tous les groupes !

Transport en commun

Dans un pays où les gens n’ont pas forcément les moyens de disposer d’un moyen de locomotion, le transport en commun est vital. Ce dernier est un véritable levier pour que notre économie puisse se développer. Depuis la disparition des beaux trucks que nous affectons tous, se déplacer avec les nouveaux bus est un véritable parcours du combattant. Le transport en commun fonctionne partout dans le monde sauf chez nous. Pour que cela puisse fonctionner il ne faut pas grand chose pourtant : des lignes régulières avec respect des horaires et des infrastructures adaptées.

Nous savons tous que la portion qui pose problème dans nos axes routiers concerne les tronçons Papeete – Punaauia et Papeete – Mahina. Il est temps de les désengorger : soit via le transport maritime (dans ce cas là n’oublions pas les parkings à prévoir aux terminus si possible gratuit sans quoi la population n’adhérera pas), soit via le transport terrestre en mettant en place une voie spécialement pour les bus et les ambulances. Ne pas hésiter à amender les contrevenants qui ne respecte pas cette voie. Sans cette voie spéciale bus, ne nous étonnons pas que les bus ne puissent respecter leur horaire.

Actuellement, nos travailleurs de nuit ou de jour galèrent chaque jour pour atteindre leur lieu de travail. Le covoiturage a atteint ses limites. La téléportation n’étant pas d’actualité, plus vite les infrastructures se mettront en place, plus vite nous aidons notre population à se mettre au travail.

 

Recyclage Sac Plastique

La mort des sacs plastiques est programmée pour septembre 2019. Les commerçants vont devoir se priver de sacs plastiques pour le bien de dame nature. Nous utiliserons désormais les « ete » (ou sacs en pandanus) pour faire nos courses. Rembobinons. Quel est l’usage des sacs plastiques de nos jours ? Servent-ils uniquement au transport des courses ? la réponse est clairement non : ils servent à emballer nos déchets qui vont dans la poubelle grise, à emballer nos déchets verts qui vont dans la poubelle verte (imposés dans certaines villes pour rendre la collecte plus facile). Quant aux sacs de congélation, ils servent à conserver nos aliments pour éviter le gaspillage alimentaire.Des sacs sous vide font leur apparition pour conserver nos aliments et nos vêtements pour les protéger contre l’humidité. N’oublions pas les emballages des produits que nous consommons au quotidien. Quelles sont les alternatives au reste des usages que nous en faisons des sacs plastiques et emballages ? Mais revenons à l’usage des « ete », a-t-on mis en place une filière de production locale des « ete »  ou se contente-t-on comme à notre habitude de laisser faire et se retrouver avec quelques papiers en pandanus que nous trouvons ici ou là. Cela risquerait de se terminer en importations de sacs en pandanus au vu des quantités et du prix. L’importation des sacs de pandanus est-elle alors plus écologique : de l’eau aux fertilisants polluants pour les produire au transport de ces biens jusqu’au consommateur ? Lavoisier a dit un jour « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Il est temps prendre conscience pleinement de ce principe si nous voulons préserver le peu de nature qui nous reste.

J’ai bien une idée en tête : privilégier les circuits courts mais cette solution ne perçoit aucun soutien financier à ce jour. Dans un système économique capitaliste où l’argent règne, il est inconcevable de mener une politique respectant notre terre sans mettre les mains à la poche pour subventionner les productions locales.  Il faut avoir le courage de mener cette transformation durable de notre système économique en proposant un modèle viable comprenant des mesures cohérentes. Pour réussir à adhérer et éduquer les consommateurs aux nouveaux usages, comme ce qui a été fait avec le tri sélectif, il faut leur donner des alternatives adaptées. Les initiatives individuelles ont beau être encouragé mais restent insuffisantes tant que la volonté et le courage politique se fait attendre. Nous devons mettre en place un nouveau système économique tout en nous donnant les moyens pour y parvenir même s’il faut passer par la répression.

Au final, le recyclage n’a plus le vent en poupe car trop cher : les briques de lait ne sont plus recyclés, on abandonne les sacs plastiques recyclables, les verres doivent être envoyés à l’étranger (donc nécessite un transport coûteux et non écologique). La volonté de transformer durablement notre mode de consommation nécessite d’adapter l’environnement dans lequel nous vivons. Seule une volonté politique pourra nous montrer la voie.

 

Huratapairu2018

Hura Tapairu 2018
A une semaine de ce concours 14ème du nom, tous les artistes sont sur le pied de guerre pour nous fournir un spectacle le plus abouti possible pour séduire le jury et nous. L’auteur se prépare aux interviews pour que le message soit transmis au public. Les musiciens et les choristes corrigent les dernières fausses notes et peaufinent la musique. Les costumières passent leur nuit  à terminer les dernières coutures des costumes conçu sur mesure en amont par une équipe de « designers ». La chorégraphie et les déplacements n’ont plus de secret pour les danseurs. Et au milieu de tout cela, le chef de groupe s’agite dans tous les sens tel un chef d’orchestre avec son baton pour que tout soit parfait. Cette nouvelle édition verra s’affronter à nouveau les groupes dits « amateurs » au côté des groupes dits « professionnels » dans les 2 catégories phrases que sont le Tapairu et le Hura. Plus qu’une passion pour certains, chacun vit cette aventure comme une participation à l’expression et la préservation de notre patrimoine culturel ou encore une scène d’expression. D’un côté il y a le partage de cet amour de la danse, de l’autre, il y a cette envie d’utiliser cette scène pour s’exprimer. Aujourd’hui, je m’interroge. Certes, nous attendons toujours à retrouver ces émotions transmis au travers de ces spectacles mais le rythme effréné imposé par les concours de danses qui se succèdent tout au long de l’année vient tout brouiller. En effet, nous n’avons pas le temps d’apprécier à sa juste valeur le travail titanesque de certains spectacles et on ne nous en laisse pas le temps. Nous avons un devoir de mémoire à faire sans quoi toute cette création partira aux oubliettes. Notre société actuelle nous oblige a des rythmes toujours plus intenses parce qu’il faut produire et avancer. Le live prends certes une place importante dans nos vies. Mais n’oubliez pas, votre cerveau et votre esprit n’est pas une machine, ils ont besoin de repos, sans quoi c’est toute la machine qui tombera en ruine. Prenez le temps.

Langage

Le langage

De tout temps, l’être humain a toujours recherché à communiquer, donnant ainsi naissance aux mots, au langage. Le temps aurait pu et aurait du nous permettre d’améliorer notre communication. Mais force est de constater cet échec. Ces mêmes mots qui devaient nous unir nous ont, au contraire, enfermer dans des cercles différentes, chacun communiquant avec l’autre dans une totale  incompréhension. Chaque cercle dispense son savoir dans la manipulation des mots et du langage. Il est temps de briser ces cercles.

Prenons le temps d’écouter notre prochain et de le comprendre tout en de vidant de ses préjugés avant de parler.
Débattons, non, exprimons nous simplement pour défendre notre point de vue, nos idées sans jamais l’imposer à l’autre. L’exercice peut sembler fastidieux et périlleux mais si riche d’enseignement pour chacun d’entre nous et nous n’en sortirons que grandi.

Le langage nous permet de nous exprimer mais quand il s’agit de communiquer il se retrouve bien seul bien souvent. Est-ce que cela ne vous arrive jamais de vouloir dire quelque chose sans jamais trouver le mot quelque soit la langue que vous connaissez ? un exemple simple serait l’utilisation du mot « fiu » qui veut tout dire et rien dire et de ce fait donne une confusion à celui qui l’utilise ou celui qui le reçoit. Comment combler ce manque ?

Vous pouvez réagir en commentant l’édito =)

 

Les grands costumes traditionnels du Heiva I Tahiti 2018

A l’initiative de ChickyTahiti, depuis 2016, la volonté d’immortaliser les grands costumes traditionnels de chaque Heiva I Tahiti est devenue un passage obligé et un travail de mémoire. A défaut de disposer d’un musée qui serait capable d’héberger et d’exposer l’ensemble de tous les grands costumes réalisés par chaque groupe à chaque édition du Heiva I Tahiti, on se contentera de les graver sur image. Ces costumes qui nécessitent tant d’heures et de nuits blanches pour voir le jour sont des véritables chefs d’oeuvres sortis de la tête de leurs créateurs.

Cette année, avec l’expérience vécue de l’année dernière, on pensait être mieux préparé pour la séance. J’ai donc préparé mes fiches, mes tableaux pour que nous puissions gérer le déroulement de la matinée. Trouver un lieu n’a pas été de tout repos non plus sachant que nous avons devons rentrer 36 danseurs/danseuses sur la même photo en faisant attention au fait que le costume soit le maximum visible.
Le lieu, je tiens à remercier l’AS Dragon au travers de son président Charles FONG LOI, qui nous a soutenu dans ce projet par amour de la culture pour la mise à disposition de la salle omnisports.

Avec des ajustements de dernière minute cette séance fut à nouveau une réussite. Pour avoir plus de détails sur les préparatifs, je vous renvois sur l’article de Cindie qui détaille tout : ici

Comme chaque année nous remercions les danseurs/danseuses qui ont bien voulu se prêter au jeu en nous consacrant de leur temps et en collaborant de manière constructive durant la séance.

Manque , il y a toujours des imprévus !!! malgré tout, nous avons réussi notre pari de rassembler 36 danseurs/danseuses !

C’est donc avec plaisir que je vous rapporte ces quelques clichés de Duo de cette séance. Pour la partie photo de groupe qui permet de voir toute la diversité et l’imagination de nos costumiers, je vous renvoie vers l’article de ChickyTahiti !

Cette fois-ci, on a explosé le compteur, ce sont pas moins de 18 danseurs et 18 danseuses qui ont accepté de nous suivre dans cette aventure :

      • Lise & Tepoeatahievade Fare Ihi no Huahine
      • Mata & Manuteade Hei Rurutu
      • Emi & Teriide Hei Tahiti
      • Giovannie & Thomasde Heikura Nui
      • Salha & Raimanade Natihau
      • Hinatea & Mahanade Nonahere
      • Sheinehah & Teraiteiteide Nuna’a E Hau
      • Heipua & Tamaheide Ori I Tahiti
      • Vaimiti & son papa Thierryde Pupu ‘Ori Tamarii Vairao
      • Teina & Enohode Pupu Tuhaa Pae
      • Hainarii & Maneade Tahiti Hura
      • Teumeretini & Teuariide Tahiti Ia Ruru-tu Noa
      • Poeitihere & Andréde Tama no Aimeho Nui
      • Poeiti & Moekiade Tamari’i Toahotu Nui
      • Hinateata & Teraide Te Ao Uri no Te-Ara-Hiti
      • Taiana & Torikide Te Tiare no Beachcomber
      • Geena & Pitode Teahinui
      • Leila & Taumihaude Temaeva

Pour ma part, je tiens à remercier tous les chefs de groupe qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de ce projet par leur investissement et autorisation, je leur remercie pour leur confiance renouvelée année après année.

Je finirai par quelques mots à mon Amour par qui ce projet a vu le jour. Ce fut encore une fois sur le fil mais on l’a fait ! Quelle joie de pouvoir contribuer à notre petite échelle à la préservation d’un bout de notre culture avec toi. Merci mon coeur.