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Huratapairu2018- Rencontre avec Ia ora te hura

Rencontre avec Reiarii ROCHETTE une des deux leaders qui mène la troupe de Ia Ora Te Hura au concours du Hura Tapairu 2018

Je partage ce projet avec ma cousine, Poerani GERMAIN. Ia Ora te Hura est notre troupe. On a fait l’expérience de responsables de groupe au Hura Tapairu 2017 avec Tamariki Poerani. La logistique, les finances, les chorégraphies, etc. On s’est dit que cette année on pouvait voler de nos propres ailes et c’est ce qu’on fait avec l’aide de nos proches parce qu’au final, ce qui compte, c’est d’être bien entourées. On a hâte de montrer ce qu’on a préparé pendant des semaines. Poe vient d’être maman et elle a su jongler avec succès sa vie de famille, sa vie professionnelle et notre projet. Je crois que je n’aurai jamais voulu être cheffe de troupe si ce n’était pas avec elle.

La formation Hura Tapairu de Ia Ora te Hura 2018 est composée de 19 danseuses, 1 danseur, 6 musiciens et 3 choristes. On a choisi nos danseuses une par une. Pas d’annonces sur les réseaux sociaux, on voulait travailler avec des filles de confiance, des filles que Poe ou moi connaissons et nous ne sommes pas déçues. A noter la présence de Hauhani TAPUTU et de Perle RENVOYE respectivement meilleures danseuses du Heiva 2017 et du Heiva 2018, de Heipua KERVELLA, de Moetia GUINARD, de Pauline SILLINGER … et de très bonnes danseuses avec qui nous avons déjà dansé. Quant aux musiciens, Tamatea, chef d’ochestre de Ori I Tahiti a bien voulu nous suivre dans cette aventure ; Je tiens à préciser qu’il n’est pas évident de trouver des musiciens, encore moins de très bons musiciens. Travailler avec cet orchestre a juste été un plaisir ! Teiva VIARIS (qui a composé tous les aparimas), Taloo ST VAL et Moea LECHAT sont nos choristes cette année et les aparimas sont tout simplement géniaux ! On a fait le choix de travailler avec un ami qui écrit pour la première fois un thème, Yann MAMATUI.

Ia Ora te Hura s’est inspiré du court métrage de Virginie TETOOFA, « E ari’oi vahine » pour ce Hura Tapairu. On raconte l’histoire d’une jeune fille qui est devenue arioi. Elle tombe enceinte et est tourmentée à l’idée de devoir tuer son enfant pour pouvoir rester ari’oi. Elle choisit finalement de garder son enfant en vie et d’être bannie des ari’oi. Il s’agit simplement d’une histoire qui nous plaisait.

On n’a pas voulu se lancer dans quelque chose de très philosophique pour débuter. (rires)

Je crois, encore une fois, qu’heureusement que nous sommes deux à la tête du groupe parce que sinon j’aurai perdu des cheveux (rires). Trouver de l’argent est difficile (parce que oui, on part de rien… Zéro matière première, zéro costume, zéro finance), gérer les états psychologiques de chaque élément quand toi même tu te sens faiblir par la fatigue et les difficultés de la vie est difficile. Le côté artistique c’est que du bonheur ! Et au final, je trouve que l’on s’en sort pas mal. Et je pense que le soir S on aura oublié toutes les difficultés auxquelles il aura fallu faire face.

Oulaaaa… Tout est à retenir. Du choix du nom du groupe à la dernière répétition … Chaque moment est gravé en moi, chaque aparima et otea découvert, chaque chorégraphie créée, chaque réunion tard le soir avec les membres de l’association, chaque message avec nos danseuses, musiciens, choristes… Chaque moment de stress, de rire, … avec Poerani. Je retiens tout.

Merci à Reiarii ROCHETTE qui a bien voulu accorder de son temps pour répondre à l’interview…

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