Formation en photographie et partage d’expérience

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Le Heiva nuit ?

En cette période où l’ensemble des groupes de danse participant au Heiva I Tahiti ont débuté leur répétition, rien n’a changé sur le terrain en ce qui concerne les conditions de nos artistes dans leur préparation. En effet, après avoir réussi à exclure les nuisances sonores des tapages nocturnes, les plaintes pour nuisance sonore continuent… Ce problème ne date pas d’hier pourtant. Je me souviens que je le déplorai déjà il y a 11 ans et ce n’est pas faut de le ramener sur la place tous les ans.

Résumant la situation, nous savons concrètement qu’il y a en moyenne 12 groupes de danse (120 personnes) et 24 groupes de chant (30 personnes) qui participent au Heiva I Tahiti tous les ans. Faisons un rapide calcul, cela fait environ plus de 3120 personnes qui vont répéter durant les 6 mois précédents le Heiva I Tahiti. Ces chiffres résument la situation actuelle. Du bruit en perspective et des négociations en perspective pour les groupes concernant les lieux de répétition disponibles.

Nous connaissons, reconnaissons le travail que les groupes fournissent pour monter sur cette la place To’ata. Tout est original et fabriqué sur mesure en fonction d’un thème, d’une histoire. De A à Z, de la musique aux costumes en passant par la chorégraphie. Au lieu de se consacrer pleinement à la conception du spectacle, nos artistes doivent faire face tous les ans au stress lié à cette histoire de lieu de répétition où ils perdent leur temps et leur énergie à devoir lutter pour. Cela est signe de découragement pour bien nombreux d’entre eux.

Que fait-on alors ? on pourrait se dire que cette question a deux réponses : on accepte qu’il y ait du bruit au nom de la culture ou on refuse qu’il y ait du bruit au nom du respect de la vie de l’autrui. Pourtant ce n’est pas la question que nous devons nous poser. La seule et unique question est de se demander quelle est la meilleure solution pour limiter le bruit. Et la seule réponse est d’avoir des lieux de répétitions fermés.

Ce qui nous amène à une réflexion plus profonde qu’il faudra trancher un jour ou l’autre : Soit nous décidons de limiter le nombre de groupe participant au Heiva I Tahiti en leur donnant de meilleurs conditions pour y réussir. Soit nous laissons la situation continuer à pourrir et en délaissant les groupes pour qu’ils s’organisent entre eux par eux-mêmes, accentuant le sentiment des uns et des autres de ne pas être voulu et de devoir quitter le navire de la culture (une sorte de loi de la jungle au final). Le seul acteur qui en sortira perdant sera notre culture.

Vous me direz que faire de tous ces éléments qui ne pourront pas participer au Heiva I Tahiti sur la scène et qui souhaitent participer à notre culture, il est de notre devoir de leur donner d’autres moyens de contribuer et de participer au développement de notre culture dans lesquels ils pourront redonner à ce pays ce qu’il leur a offert.

 

Welcome 2019 – Soyez à l’écoute de votre prochain

Doucement, d’ici quelques heures, l’année 2019 fera son entrée dans notre vie. Comme tous les ans, nombreux feront le constat que le temps s’est écoulé une nouvelle fois à une vitesse folle et incontrôlable. Chacun regardera ce qui s’est passé dans sa vie durant cette année et prendra de nouvelles résolutions. Un éternel recommencement en soi.

Nous avons perdu l’habitude d’essayer de maîtriser notre temps, de décider de la manière dont nous souhaitons l’utiliser et d’en assumer pleinement les conséquences. Il est tellement plus facile de se laisser guider par les autres et la société qui décident à notre place et nous imposent un rythme.

Que nous soyons croyant ou pas, nos choix et nos actes doivent être guidés par notre foi. Mais attention à ne pas se laisser tromper par ce que nous pensions être issu de notre foi et notre propre intérêt. C’est notre foi qui donne un sens à notre vie. Faisons en sorte que par notre foi, nos actes soient sincères, intègres et correspondent à nos paroles et ne soient pas en décalage.

Pourquoi donc je parle de tout cela ? Ce soir, certains d’entre nous seront en famille, d’autres avec des amis et d’autres se retrouveront seuls dans la solitude. Cet état de fait ne se résume pas uniquement en ce jour du réveillon malheureusement, mais chaque jour que compose une année. Et pourtant il est si simple de rendre ce monde meilleur avec tout l’amour que nous avons à offrir.

Cela commence par l’écoute. Nous sommes dans une société où tout le monde souhaite s’exprimer mais personne n’est là pour écouter l’autre (on n’a pas le temps ou on trouve toujours autre chose de plus important à faire). Avec les nouvelles technologies, l’essor du numérique et les réseaux sociaux, l’égocentrisme s’est propagé comme un fléau dans notre société et isole nos individus les plus fragiles et les plus faibles. Certes, nous savons maintenir une personne en vie plus longtemps et en meilleure santé physiquement mais qu’en est-il de leur besoin mental. Où sont partis se cacher notre empathie et altruisme ? Peut-être avons-nous perdu notre faculté à l’écoute ? Nous nous concentrons principalement sur les images et le spectaculaire (télé, jeu, pub) en occultant volontairement les mots qui deviennent simplement un habillage. Revenons à la base de la relation humaine, l’écoute. Soyons attentifs aux mots de nos proches, de nos prochains. c’est par là que débute l’amour de notre prochain.

De nombreux exemples que nous vivons dans nos vies et dans notre société viennent illustrer un autre fait : l’oubli que la communication est un partage et se fait dans les deux sens et non à sens unique. Il faut que chaque partie puisse s’exprimer pour ne pas laisser s’accumuler les colères et les malentendus. Ainsi pour avoir une bonne communication rejoint l’écoute aussi.

Pour ce soir et les jours à venir de notre vie, soyons plus à l’écoute de nos prochains, partageons et communiquons. Sur ce je vous souhaite à tous un très bon réveillon quelque soit l’endroit où vous vous trouverez et avec qui vous partagerez ce dernier jour, sachez que quelqu’un là-haut veille sur vous.

Peace and Love.

 

Vivre ta vie

Tout au long de l’année, nous sommes pris dans les différents événements qui animent notre vie. Nous choisissons d’accorder du temps à ce que nous affectionnons et qui nous touchent. Ainsi nous ne voyons pas passer le temps qui défile comme un train à grande vitesse. La société dans laquelle nous vivons aiment à fabriquer des rêves et la population exprime sa joie face aux succès et victoires de la collectivité.

Certes, nous vivons dans une société, être fier des victoires collectives est un fait et simule la population. Mais aujourd’hui, je voudrai qu’on s’attarde aux victoires individuelles que nous accomplissons chacun dans notre vie qui passent souvent inaperçus aux yeux de la société car trop banales et non exceptionnelles pour être mis en avant :

  • être à l’écoute de notre prochain
  • avoir le sourire toute la journée (le vrai in ! un sourire intérieur/extérieur)
  • rendre visite à nos proches
  • réussir un contrôle, un examen
  • devenir papa, maman, frère, sœur, grand-mère, grand-père
  • trouver un toit
  • avoir manger au moins un repas dans la journée
  • gagner un concours
  • payer ses factures
  • être en bonne santé
  • trouver un travail
  • maintenir un plante, un potager, un jardin en vie
  • savoir lire
  • prendre une douche
  • avoir des habits…

La liste est longue… A vous de trouver ce qui fait que vous avez de quoi être fier de vous peu importe la victoire, il n’y a pas de petites victoires dans la vie.

Arrêtez de vivre votre vie par procuration (vivre à travers de celle des autres) mais vivez la vôtre avec votre foi et soyez en fier. Ne laissez pas la société de consommation vous dicter votre conduite.

 

Le mercredi après-midi Papeete zone de non droit

Une fois de plus, la violence s’est exprimée au travers d’une rixe en plein centre-ville près d’une parfumerie ce mercredi 05 décembre 2018. Dans le même temps, une personne se fait courser par quelques dizaines de jeunes dans une autre rue de la ville. Au cœur de ces violences, des jeunes. Cela n’est pas un fait nouveau et pourtant malgré les « mesures prises » dont je souhaite qu’on me les cite, la violence perdure. Il n’est plus possible de mettre un pied au centre-ville le mercredi après-midi sans voir des scènes de violences : agression, provocation, nuisance sonore.

N’existe-t-il aucune solution à cela ? je n’y crois pas. La responsabilité est partagée. Nous avons d’un côté des parents qui au mieux n’arrivent plus à inculquer le respect à leur enfant et au pire les laissent en abandon. De l’autre côté, on a une société qui préfère défendre le droit des enfants en proscrivant toute violence à leur encontre pour les éduquer. Résultat, on se retrouve avec des jeunes qui se permettent tout aux yeux et à la vue de tous. Que peut faire alors un simple passant surtout lorsqu’il voit qu’il y a  des policiers qui (en sous-effectif devant de tel fait) ne peuvent intervenir sans risque non plus.

Soit on décide alors que Papeete devient une zone de non-droit et on laisse faire les choses. Soit on décide enfin d’intervenir et d’interpeller ces jeunes, les embarquer au poste pour que leur parent viennent les récupérer. Comme tout chose, laisser faire n’est pas une solution. Nous avons des textes de loi, faisons les respecter même aux mineurs sans quoi comment comprendront-ils un jour qu’ils faillent respecter la loi quand ils seront majeurs.

Préfère-t-on laisser continuer le manège devant les yeux médusés des touristes qui se feront un plaisir de relayer l’anecdote à leur retour de voyage, ce qui pourrait nuire au tourisme tout en relayant notre incapacité à assurer la sécurité dans la capitale même de notre pays. Sans oublier les commerces du centre-ville qui souffrent de cette situation. Il serait temps de réagir. Sans quoi un jour les citoyens exaspérés par cette situation prendront eux mêmes des mesures à l’encontre de cette violence.

Matari’i ‘i ni’a

Depuis le 20 novembre, nous sommes entrés dans la période de l’abondance Matari’i i ni’a selon le calendrier des temps anciens. En effet, un phénomène exceptionnel se produit ce jour-là, les Pléiades (un amas d’étoiles) sont alignées avec le soleil couchant et la ligne d’horizon. C’est aussi cette nuit-là que les Pléiades restent le plus longtemps dans le ciel. À cette période succède la montée de la sève puis la floraison et la production de fruits comme ceux de l’arbre à pain,
alimentation de base à l’époque, avec les bonites. On observe aussi l’arrivée massive des bancs de poissons près des côtes. À Rangiroa, on nous a rapporté que les poissons du lagon viennent mourir sur les plages. À Niau, les bonites se suicident presque sur les côtes. À Mahina, il y a tellement de
ature qu’on les donne à manger aux chiens ! Plus récemment, on nous a signalé l’entrée de bancs de bonites dans le lagon à Tautira et Papeari. C’est aussi à cette époque que l’on remarque que les femelles tortues montent sur les plages pour pondre leurs œufs. C’est l’abondance dans la
mer et sur la terre. 6 mois plus tard, en mai, les Pléiades passent à l’horizon à l’ouest (raro), et ne sont plus visibles qu’en fin de nuit. C’est le début de la saison baptisée Matari’i i raro à compter du 20 mai, la période de disette, fraîche et plus sèche.

Il est nécessaire de respecter la nature et son cycle de vie. Dans un monde où notre vie est rythmée par une course à la productivité où on ne s’autorise aucun repos ni pour nous, ni pour notre terre qui nous nourrit. Nous devons en prendre conscience. Cela remet en cause le fonctionnement de notre société de notre économie. Il est sûr qu’avec le dérèglement du climat et des saisons, la pollution et l’irrespect de notre nature, on peut se poser la question de savoir si Matari’i i ni’a a encore son sens aujourd’hui. Il semble qu’aujourd’hui nous ne pouvons que conter ce qu’est le Matari’i i ni’a d’antan et le transmettre à nos descendants.

Mais ne désespérons pas, nous avons une lueur d’espoir de pouvoir sortir de cette fosse. Chacun doit mettre du sien : la population doit accepter de manger les aliments de saison en privilégiant les circuits courts, les producteurs doivent disposons de suffisamment de terres cultivables pour produire nos besoins alimentaires (légumes et bétails) en respectant les saisons, les pécheurs doivent prélever juste le nécessaire de la mer pour notre consommation tout en respectant le cycle de vie de ces êtres. Cela semble utopique et pourtant nécessaire. Bien sûr, j’ai conscience des quantités d’importation astronomiques de denrées et de produits en tout genre que notre pays a besoin. Mais je sais aussi que l’être humain est capable d’être économe en délaissant tout ce qui n’est pas essentiel. La question n’est donc pas de savoir si ce système est viable. Comme toutes les questions de société, sommes-nous prêt à délaisser notre confort et nos besoins non essentiels pour une meilleure vie ?

Tahitian Best Music Playlist

Une petite sélection des chansons locales (qui sera mise à jour régulièrement selon nos coups de coeur) parce que nos artistes créent de belles chansons, encourageons-les :

– VERUA – Te matagi o te tau
– VERUA – Honoipo
– Huimana Teiva LC – Apepe
– VERUA – Poti’i Heiva
– Tahiti Hura – O vau nei (Hura Tapairu 2016)
– TOA ‘URA – O To’u ia Hiro’a
– PUPU ORI TAMARII VAIRAO – Ta’u Tama
– RAUMATA – A Tiaturi
– Nohorai Temaiana – To’a Marama
– Nohorai Temaiana – A Hiri
– RAUMATA – Te manu hoata

VERUA – Te matagi o te tau
VERUA – Honoipo
Huimana Teiva LC – Apepe
VERUA – Poti’i Heiva
Tahiti Hura – O vau nei (Hura Tapairu 2016)
TOA ‘URA – O To’u ia Hiro’a
PUPU ORI TAMARII VAIRAO – Ta’u Tama

Transport en commun

Dans un pays où les gens n’ont pas forcément les moyens de disposer d’un moyen de locomotion, le transport en commun est vital. Ce dernier est un véritable levier pour que notre économie puisse se développer. Depuis la disparition des beaux trucks que nous affectons tous, se déplacer avec les nouveaux bus est un véritable parcours du combattant. Le transport en commun fonctionne partout dans le monde sauf chez nous. Pour que cela puisse fonctionner il ne faut pas grand chose pourtant : des lignes régulières avec respect des horaires et des infrastructures adaptées.

Nous savons tous que la portion qui pose problème dans nos axes routiers concerne les tronçons Papeete – Punaauia et Papeete – Mahina. Il est temps de les désengorger : soit via le transport maritime (dans ce cas là n’oublions pas les parkings à prévoir aux terminus si possible gratuit sans quoi la population n’adhérera pas), soit via le transport terrestre en mettant en place une voie spécialement pour les bus et les ambulances. Ne pas hésiter à amender les contrevenants qui ne respecte pas cette voie. Sans cette voie spéciale bus, ne nous étonnons pas que les bus ne puissent respecter leur horaire.

Actuellement, nos travailleurs de nuit ou de jour galèrent chaque jour pour atteindre leur lieu de travail. Le covoiturage a atteint ses limites. La téléportation n’étant pas d’actualité, plus vite les infrastructures se mettront en place, plus vite nous aidons notre population à se mettre au travail.

 

Recyclage Sac Plastique

La mort des sacs plastiques est programmée pour septembre 2019. Les commerçants vont devoir se priver de sacs plastiques pour le bien de dame nature. Nous utiliserons désormais les « ete » (ou sacs en pandanus) pour faire nos courses. Rembobinons. Quel est l’usage des sacs plastiques de nos jours ? Servent-ils uniquement au transport des courses ? la réponse est clairement non : ils servent à emballer nos déchets qui vont dans la poubelle grise, à emballer nos déchets verts qui vont dans la poubelle verte (imposés dans certaines villes pour rendre la collecte plus facile). Quant aux sacs de congélation, ils servent à conserver nos aliments pour éviter le gaspillage alimentaire.Des sacs sous vide font leur apparition pour conserver nos aliments et nos vêtements pour les protéger contre l’humidité. N’oublions pas les emballages des produits que nous consommons au quotidien. Quelles sont les alternatives au reste des usages que nous en faisons des sacs plastiques et emballages ? Mais revenons à l’usage des « ete », a-t-on mis en place une filière de production locale des « ete »  ou se contente-t-on comme à notre habitude de laisser faire et se retrouver avec quelques papiers en pandanus que nous trouvons ici ou là. Cela risquerait de se terminer en importations de sacs en pandanus au vu des quantités et du prix. L’importation des sacs de pandanus est-elle alors plus écologique : de l’eau aux fertilisants polluants pour les produire au transport de ces biens jusqu’au consommateur ? Lavoisier a dit un jour « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Il est temps prendre conscience pleinement de ce principe si nous voulons préserver le peu de nature qui nous reste.

J’ai bien une idée en tête : privilégier les circuits courts mais cette solution ne perçoit aucun soutien financier à ce jour. Dans un système économique capitaliste où l’argent règne, il est inconcevable de mener une politique respectant notre terre sans mettre les mains à la poche pour subventionner les productions locales.  Il faut avoir le courage de mener cette transformation durable de notre système économique en proposant un modèle viable comprenant des mesures cohérentes. Pour réussir à adhérer et éduquer les consommateurs aux nouveaux usages, comme ce qui a été fait avec le tri sélectif, il faut leur donner des alternatives adaptées. Les initiatives individuelles ont beau être encouragé mais restent insuffisantes tant que la volonté et le courage politique se fait attendre. Nous devons mettre en place un nouveau système économique tout en nous donnant les moyens pour y parvenir même s’il faut passer par la répression.

Au final, le recyclage n’a plus le vent en poupe car trop cher : les briques de lait ne sont plus recyclés, on abandonne les sacs plastiques recyclables, les verres doivent être envoyés à l’étranger (donc nécessite un transport coûteux et non écologique). La volonté de transformer durablement notre mode de consommation nécessite d’adapter l’environnement dans lequel nous vivons. Seule une volonté politique pourra nous montrer la voie.

 

Huratapairu2018

Hura Tapairu 2018
A une semaine de ce concours 14ème du nom, tous les artistes sont sur le pied de guerre pour nous fournir un spectacle le plus abouti possible pour séduire le jury et nous. L’auteur se prépare aux interviews pour que le message soit transmis au public. Les musiciens et les choristes corrigent les dernières fausses notes et peaufinent la musique. Les costumières passent leur nuit  à terminer les dernières coutures des costumes conçu sur mesure en amont par une équipe de « designers ». La chorégraphie et les déplacements n’ont plus de secret pour les danseurs. Et au milieu de tout cela, le chef de groupe s’agite dans tous les sens tel un chef d’orchestre avec son baton pour que tout soit parfait. Cette nouvelle édition verra s’affronter à nouveau les groupes dits « amateurs » au côté des groupes dits « professionnels » dans les 2 catégories phrases que sont le Tapairu et le Hura. Plus qu’une passion pour certains, chacun vit cette aventure comme une participation à l’expression et la préservation de notre patrimoine culturel ou encore une scène d’expression. D’un côté il y a le partage de cet amour de la danse, de l’autre, il y a cette envie d’utiliser cette scène pour s’exprimer. Aujourd’hui, je m’interroge. Certes, nous attendons toujours à retrouver ces émotions transmis au travers de ces spectacles mais le rythme effréné imposé par les concours de danses qui se succèdent tout au long de l’année vient tout brouiller. En effet, nous n’avons pas le temps d’apprécier à sa juste valeur le travail titanesque de certains spectacles et on ne nous en laisse pas le temps. Nous avons un devoir de mémoire à faire sans quoi toute cette création partira aux oubliettes. Notre société actuelle nous oblige a des rythmes toujours plus intenses parce qu’il faut produire et avancer. Le live prends certes une place importante dans nos vies. Mais n’oubliez pas, votre cerveau et votre esprit n’est pas une machine, ils ont besoin de repos, sans quoi c’est toute la machine qui tombera en ruine. Prenez le temps.