Le carnaval des animaux par l’Académie Annie FAYN

Le carnaval des animaux, un spectacle original de danse classique, moderne, contemporaine et claquettes. Lors des deux soirées les enfants de tout âge – comme les grands – seront invités dans un joyeux tourbillon de féerie et d’humour à la rencontre de personnages aussi fascinants que farfelus !

GALERIE PHOTO du Carnaval des animaux ici.

Une œuvre musicale pleine d’humour

Composé en 1886 par Camille Saint-Saëns (1835-1921), Le Carnaval des Animaux est une suite musicale de quatorze pièces.

Saint-Saëns en a l’idée au cours de ses vacances dans un petit village autrichien. Il ne s’agit pas de musique sérieuse mais d’une parenthèse humoristique dans l’œuvre du compositeur, qu’il a lui-même qualifiée de « fantaisie zoologique ». La pièce n’est jouée que deux fois à l’époque, puis le compositeur la renie et en interdit l’exécution publique de son vivant. Seul le morceau intitulé Cygne était exclu de cette censure.

L’auteur et humoriste Francis Blanche a écrit un texte d’accompagnement truffé de jeux de mots dont les extraits égayent à la fois ce dossier de presse et le spectacle !

De la musique à la danse

L’académie de danse Annie Fayn s’est inspirée de la célèbre suite musicale de Saint Saëns, Le Carnaval des Animaux, pour en faire un spectacle original de danse classique, moderne, contemporaine et claquettes.

Ce spectacle invite les spectateurs de tous âges dans un joyeux tourbillon de féerie et d’humour à la rencontre de personnages aussi fascinants que farfelus !

On danse, on découvre ou re-découvre des trésors musicaux et on savoure des anecdotes truculentes ! On sort du spectacle avec des étoiles plein les yeux et plein la tête !

De la créativité et des trésors du répertoire de la danse classique

Une dizaine de danseuses de l’académie de danse se prêtent à l’interprétation de solos et de duos. Certains sont inspirés directement des textes de Francis Blanche ou des intentions du compositeur, Camille Saint-Saëns. Ils engagent avant tout l’expressivité des danseuses tout en mettant en valeur leurs qualités. D’autres sont des extraits des grands ballets du Répertoire de la danse classique : Giselle, La Fille Mal Gardée, Le Lacdes Cygnes. Ils sont repris sans aucun changement dans la chorégraphie et nécessitent beaucoup de technicité et de grâce. Les plus grandes étoiles du ballet sont évaluées sur la maîtrise de ces chorégraphies, une motivation supplémentaire pour les élèves de l’académie !

I – Introduction et Marche royale du lion
« Au Jardin des plantes, ainsi nommé d’ailleurs à cause des animaux qu’on y a rassemblés, une étrange ardeur semble régner… »
Des trilles de piano et des montées de violons et de violoncelles.
« L’on voit entrer le Lion, très britannique, la mine altière… Vêtu de soieries aux tons chatoyants, soieries de Lyon évidemment. »
Marche très majestueuse, en do majeur pour les premiers accords, en la pour la suite, sur un rythme très strict. Quelques montées chromatiques de piano, puis d’autres aux instruments à cordes qui imitent les rugissements du lion, d’une manière qui n’est guère terrifiante, mais qui jouent un peu sur le tableau de l’inquiétude. Le mouvement finit sur une gamme chromatique ascendante puis descendante de la mineur. L’ambiance générale est celle d’un ballet.

II – Poules et Coqs
« Les uns crient cocorico, très haut, les autres gloussent et caquettent, très bêtes. »
Exemple de musique purement imitative, ce caquetage concertant, auquel vient s’ajouter la clarinette, est un morceau de bravoure. Très ironique, avec des notes dont la venue est quasiment incohérente aux cordes, imitant les caquètements ; ce passage amuse toujours les plus petits par son caractère imitatif.

III – Hémiones (ou Animaux véloces)
« Un hémione c’est un cheval, des hémiones ce sont des chevaux […]. Il a comme tout animal, ils ont comme tous les animaux leur place dans notre carnaval, comme dans tous les carnavaux ! »
Uniquement au piano, très rapide, à base de gammes exécutées tambour battant, cela rend la course véloce de ces ânes sauvages du Tibet.

IV – Tortues
Le thème, bien évidemment lent, est interprété par les violoncelles et les altos. Saint-Saëns met en place une opposition rythmique entre le piano en triolets et le thème binaire en croches. Ce passage s’inspire du célèbre galop d’Orphée aux Enfers, dont Saint-Saëns n’a retenu que le thème. Le ralentissement extrême du rythme (échevelé chez Offenbach) produit un effet des plus savoureux.

V – L’Éléphant
« Les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend… »
Ce mouvement est lui aussi comique de manière très directe. Le thème, lent, est tenu par la contrebasse, soutenue par des accords de piano. On note un nombre important de modulations à partir de mi bémol majeur. Ce morceau est une citation de la Danse des sylphes de La Damnation de Faust de Berlioz ; très aérien dans sa version originale, il devient pachydermique chez Saint-Saëns.

VI – Kangourous
« Redoutable boxeur, recordman du saut en longueur et champion du saut à la perche… »
Le piano alterne joyeusement des accords avec appoggiatures ascendants puis descendants, et des passages plus lents, où sans doute l’animal est au sol…

VII – Aquarium
« De la baleine à la sardine et du poisson rouge à l’anchois dans le fond de l’eau chacun dîne d’un plus petit que soi… »
Célèbre thème, tournoyant et scintillant, évoquant à la perfection le monde des contes de fées et pays imaginaires, avec des notes de l’harmonica de verres ― souvent jouées au glockenspiel ou au célesta ― et des arpèges descendants de piano.

VIII – Personnages à longues oreilles
« L’âne s’est mis un bonnet d’homme ! »
Très évocateur, cet épisode, joué au violon, utilise les harmoniques aiguës et des tenues basses. Dans certaines interprétations, on jurerait entendre les braiements de l’âne.

IX – Le Coucou au fond des bois
« Chacun soupire à part soi : Que le son du coucou est triste, au fond des bois ! »
C’est un mouvement très satirique, où la clarinette a le privilège de répéter vingt-et-une fois le même motif, sur les mêmes deux notes, alors que le piano mène la mélodie seul par des accords lents…

X – Volière
« Personne au monde ne vous condamnera pour chantage ou pour vol. »
Mouvement très gracieux, où le thème est tenu presque exclusivement par la flûte, soutenue par des tremolos discrets des cordes et des pizzicatos. Suivant les interprétations, le tempo varie beaucoup, allant parfois jusqu’à la virtuosité.

XI – Pianistes
« Ce mammifère concertivore digitigrade…[…] Amateurs de gibiers, ne tirez pas sur le pianiste ! »
Autre passage, très humoristique, qui donne lui aussi dans la caricature. Les pianistes ne font que des gammes, ascendantes et descendantes, dans les tonalités majeures à partir de do, entrecoupées par des accords des cordes. Ce morceau peut être exécuté de différentes façons, selon la manière dont les musiciens interprètent la mention portée par Saint-Saëns sur la partition : « Dans le style hésitant d’un débutant ».

XII – Fossiles
« Dinosaures et autres trésors… »
Passage parodique évoquant, outre les animaux disparus, les vieux airs d’époque. La clarinette reprend l’air célèbre du Barbier de Séville de Rossini Una voce poco fa. Le compositeur plaisante même avec sa propre Danse Macabre, rendue gaie pour l’occasion ! Le thème est joué au début par le xylophone et le piano, avec des pizzicati des cordes. On entend aussi très clairement un fragment de Au clair de la Lune, joué par la clarinette, ainsi que les notes gaies de Ah vous dirais-je maman, deux chansons enfantines, puis, enchaîné à l’air du Barbier, un passage de En partant pour la Syrie, chanson populaire d’époque napoléonienne.
Saint-Saëns parodie particulièrement les artistes sans talent, en mettant bout à bout ces airs anciens, ajoutant même un passage fugué, du « remplissage » utilisé par les compositeurs en manque d’imagination.
Le texte de Francis Blanche rapproche ce mouvement de la Danse Macabre du même compositeur, ce qui se comprend par la similitude de tonalité (solmineur) et la vigueur, l’aspect étrangement enjoué (en apparente contradiction avec ladite tonalité).

XIII – Le Cygne
Peut-être le mouvement le plus connu de toute la pièce, en tout cas le seul qui a l’honneur d’être parfois joué seul, c’est un magnifique solo de violoncelle soutenu par le piano, très poétique et sans doute sans humour ni caricature d’un quelconque excès de lyrisme propre aux cordes.

XIV – Final
« On danse, on fraternise : le loup avec l’agneau, le renard avec le corbeau… »
Ce dernier morceau équivaut à la parade des fins de revue. Entamé par la reprise des trilles des pianos du 1er mouvement, il développe lui aussi un thème maintes fois repris plus tard sur d’autres supports. Ledit thème s’appuie sur une descente de basse par figure de marche. On y voit réapparaître plus ou moins brièvement les animaux dans l’ordre suivant : les hémiones (avec des accords scandés par les cordes), les fossiles (notamment par l’utilisation plus importante du xylophone), les poules et coqs, les kangourous, les ânes et implicitement par la tonalité, le lion.

 

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